publié le samedi 7 août 2010 par Stephanie Guillaume
dans la catégorie Livres & Magazines | aucun commentaire | 423 lectures
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Tim Pilcher - Steve Edgell
Éditions Eyrolles
Cet ouvrage, qui se veut - comme tous les livres sur la création de BD - le plus complet possible, se divise en deux grandes parties. La première est une sorte de présentation générale à l’égard des petits nouveaux dans le monde de la BD ; espace de travail, organisation du temps, choix du matériel, considérations de base sur les personnages, les décors, les expressions corporelles et faciales, l’ombre et la lumière, la perspective, les stéréotypes et j’en passe... La seconde partie tente d’aller un peu plus loin (son titre : “de la théorie à la pratique”) en aiguillant l’apprenti auteur de BD dans sa pratique concrète du dessin, et d’une façon générale en reprenant les éléments de la première partie mais d’une façon beaucoup plus détaillée. Ce découpage en deux temps est une assez bonne idée étant donné la dose d’informations à assimiler (ça en fait des choses à aborder), notez que des renvois en bas de chaque page vous permettent de recouper les informations et ainsi d’éviter les oublis imputables à une lecture trop linéaire - une bonne idée de plus.
Comme je l’ai souvent dit, cette tendance à vouloir “parler de tout” est toujours un risque majeur, puisqu’il ne faut pas tomber dans le piège de n’aborder tous les sujets qu’à moitié... Et les auteurs, malgré une bonne volonté et une application évidente, sont un peu tombés dans le panneau. Comptez en gros deux pages par thème (visage, expressions corporelles, vêtements, etc.), autant dire qu’à ce tarif vous n’aurez rien de très poussé. Heureusement, les nombreux renvois et exercices (plusieurs pour chaque sujet) vous permettent de revenir sur les notions abordées, mais vous aurez sans aucun doute besoin de faire vos propres recherches et de vous lancer dans vos propres réflexions pour approfondir. On peut être alors en mesure de se demander, pourquoi choisir ce bouquin plutôt qu’un autre? Sachant que des références comme “L’art invisible” et “Faire de la bande dessinée” de Scott Mac Cloud ou “L’art de la BD” de Duc vous proposent (pour le même prix) des réflexions plus avancées, mais aussi plus abordables par leur structure plus claire et leur approche originale...
Dernier point faible, l’ouvrage, qui en est à sa seconde édition, n’est plus tout jeune ; les chapitres sur la création numérique en particulier sont plutôt dépassés : ordinateurs rustiques, lecteurs de disquettes, interfaces datées de quelques années, etc. Au-delà de l’aspect visuel vieillot (que l’on retrouve d’ailleurs dans tous les grands livres cités plus haut), le véritable problème se pose lorsque le livre rentre dans le détail. Ainsi on vous dira que les plus gros disques durs font 32 Go (et non plusieurs teras comme vous le pensiez) et on vous montrera dans le détail comment régler votre tablette Wacom à l’aide d’une interface de Mac OS 9 (qui date d’il y a près de dix ans). Par conséquent, il y a de fortes chances pour que certaines captures et explications ne vous soient pas d’une grande utilité. Pour conclure, je dirais qu’il y a là un livre de qualité, qui aborde tous les points importants de la création de BD (ou presque...), que l’on peut recommander aux débutant, ou aux personnes qui désirent s’attaquer à la BD comme un loisir et qui ne veulent pas forcément se prendre la tête (ce que les autres ouvrages cités plus hauts vous obligeront à faire). Ce livre ne fera pas de vous un as de la BD, mais il tient ses promesses, le titre nous annonçait “B.A-BA” et pas “approfondissement”. Le novice total aura de quoi s’amuser, grâce aux nombreux exercices et conseils qu’il piochera tout au long de l’ouvrage, mais aura sans doute besoin de mettre les infos trouvées en relation avec ses propres recherches, pour pouvoir prendre ce qui est bon, et laisser de côté ce qui l’est moins. Critique : Factusse
Cet ouvrage, qui se veut - comme tous les livres sur la création de BD - le plus complet possible, se divise en deux grandes parties. La première est une sorte de présentation générale à l’égard des petits nouveaux dans le monde de la BD ; espace de travail, organisation du temps, choix du matériel, considérations de base sur les personnages, les décors, les expressions corporelles et faciales, l’ombre et la lumière, la perspective, les stéréotypes et j’en passe... La seconde partie tente d’aller un peu plus loin (son titre : “de la théorie à la pratique”) en aiguillant l’apprenti auteur de BD dans sa pratique concrète du dessin, et d’une façon générale en reprenant les éléments de la première partie mais d’une façon beaucoup plus détaillée. Ce découpage en deux temps est une assez bonne idée étant donné la dose d’informations à assimiler (ça en fait des choses à aborder), notez que des renvois en bas de chaque page vous permettent de recouper les informations et ainsi d’éviter les oublis imputables à une lecture trop linéaire - une bonne idée de plus.
Comme je l’ai souvent dit, cette tendance à vouloir “parler de tout” est toujours un risque majeur, puisqu’il ne faut pas tomber dans le piège de n’aborder tous les sujets qu’à moitié... Et les auteurs, malgré une bonne volonté et une application évidente, sont un peu tombés dans le panneau. Comptez en gros deux pages par thème (visage, expressions corporelles, vêtements, etc.), autant dire qu’à ce tarif vous n’aurez rien de très poussé. Heureusement, les nombreux renvois et exercices (plusieurs pour chaque sujet) vous permettent de revenir sur les notions abordées, mais vous aurez sans aucun doute besoin de faire vos propres recherches et de vous lancer dans vos propres réflexions pour approfondir. On peut être alors en mesure de se demander, pourquoi choisir ce bouquin plutôt qu’un autre? Sachant que des références comme “L’art invisible” et “Faire de la bande dessinée” de Scott Mac Cloud ou “L’art de la BD” de Duc vous proposent (pour le même prix) des réflexions plus avancées, mais aussi plus abordables par leur structure plus claire et leur approche originale...
Dernier point faible, l’ouvrage, qui en est à sa seconde édition, n’est plus tout jeune ; les chapitres sur la création numérique en particulier sont plutôt dépassés : ordinateurs rustiques, lecteurs de disquettes, interfaces datées de quelques années, etc. Au-delà de l’aspect visuel vieillot (que l’on retrouve d’ailleurs dans tous les grands livres cités plus haut), le véritable problème se pose lorsque le livre rentre dans le détail. Ainsi on vous dira que les plus gros disques durs font 32 Go (et non plusieurs teras comme vous le pensiez) et on vous montrera dans le détail comment régler votre tablette Wacom à l’aide d’une interface de Mac OS 9 (qui date d’il y a près de dix ans). Par conséquent, il y a de fortes chances pour que certaines captures et explications ne vous soient pas d’une grande utilité. Pour conclure, je dirais qu’il y a là un livre de qualité, qui aborde tous les points importants de la création de BD (ou presque...), que l’on peut recommander aux débutant, ou aux personnes qui désirent s’attaquer à la BD comme un loisir et qui ne veulent pas forcément se prendre la tête (ce que les autres ouvrages cités plus hauts vous obligeront à faire). Ce livre ne fera pas de vous un as de la BD, mais il tient ses promesses, le titre nous annonçait “B.A-BA” et pas “approfondissement”. Le novice total aura de quoi s’amuser, grâce aux nombreux exercices et conseils qu’il piochera tout au long de l’ouvrage, mais aura sans doute besoin de mettre les infos trouvées en relation avec ses propres recherches, pour pouvoir prendre ce qui est bon, et laisser de côté ce qui l’est moins. Critique : Factusse


















